Bon ce n'est pas un blog parlant de mon métier mais quand même je voudrais mettre un message concernant les ampoules basse conso.
Une collègue me signale que circule sur la toile un article décriant les ampoules basse consommation.
Voilà ma réponse :
"C’est vrai qu’à première lecture cet article paraît inquiétant.
Certaines informations sont vraies d’autres sont quand même une peu alarmistes.
Après il faut savoir que malgré tout, les ampoules à incandescence sont vouées à disparaître du marché d’ici 2012. En effet, tout cela découle des engagements du Grenelle environnement qui fixe des objectifs ambitieux à atteindre en matière d’amélioration à l’efficacité énergétique d’ici à 2020.
Donc pour les récalcitrants je ne peux que les encourager à faire une méga réserve d’ampoules à incandescence pour leurs vieux jours…
L’Union européenne a également annoncé récemment, la mise en place prochaine d'une législation interdisant les ampoules à incandescence.
Concernant, la récente étude du Centre de recherche et d'information indépendante sur les rayonnements électro-magnétiques (Criirem) qui aurait mis en évidence une pollution électro-magnétique émanant des ampoules fluocompactes à une distance inférieure à 20 cm. Un fabricant (Altech à Monaco) a d'ores et déjà axé sa publicité sur un filtre antiradiations inclus dans le ballast.
Cette même étude qui dit que (je cite l'article en question) « L'électropollution ainsi générée entraîne une diminution de la mélatonine, une hormone qui induit le sommeil, régule l'humeur et inhibe la prolifération des cellules cancéreuses. Autres conséquences à court terme : troubles du sommeil, excitabilité, irritabilité et hyperactivité. »
Je propose de faire l’étude inverse : prendre des sujets souffrant de troubles du sommeil et mesurer combien utilisent des ampoules basse conso !!! Ce serait beaucoup plus judicieux ! Car leur résultat est un peu alambiqué : électropollution = diminution mélatonine = troubles du sommeil, etc… certes, mais il faut toujours faire des étude avec les facteurs de façon isolée. Ce peut être un autre facteur qui a engendré ces « conséquences à court terme ». Il faudrait donc pouvoir lire cette étude en entier.
D’ailleurs, la méthodologie de l'étude du Criirem est actuellement contestée par les industriels. C'est pourquoi des expérimentations seront réalisées prochainement par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement (Afsset), qui travaille à la mise au point d'un protocole d'essais.
Affaire à suivre donc…
Après ils disent : « Actuellement, seulement 36% des ampoules jetées seraient recyclées, tandis que les ventes ont presque doublées en 4 ans, pour représenter environ 25 millions d'unités. C'est donc une énorme quantité de mercure qui se retrouve dans la nature !!! »
Je suis d’accord sur le principe. Seulement si tout le monde prend ses responsabilités et ne jette pas ses ampoules basse conso à la poubelle mais va les rendre au vendeur ou à la déchèterie (comme pour les Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques, DEEE), ce mercure ne se retrouvera pas dans la nature mais sera recyclé. Comme disait ce bon vieux Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Le mercure n’a pas attendu l’ampoule basse conso pour exister dans la nature.
Quelques conseils pratiques :
Les allumages répétés restreignent la durée de vie d'une ampoule fluocompacte (basse conso). Il faut donc éviter de placer celle-ci sur minuterie - en ce cas, il faut prendre un modèle spécial. Et surtout, ne jamais la brancher sur un variateur de lumière.
Dernier inconvénient, les lampes basse conso usagées doivent être éliminées selon une procédure spéciale, car elles contiennent une faible quantité de mercure pour faire rayonner les poudres luminescentes. Les vendeurs doivent reprendre les ampoules cassées (ou alors les déposer dans une déchèterie), et Recylum, éco-organisme émanant des fabricants, se charge de les recycler. Une taxe de 0,25 euro est incluse dans le prix."
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